Historique

 

 Du haut de la Tribune des Nations Unies à New York lors du Sommet du Millénaire en septembre 2000, puis en septembre 2009, le Président de la République du Cameroun, Son Excellence Monsieur Paul BIYA, a proposé de mettre en place un outil puissant et pérenne d’humanisation en profondeur de l’ensemble de la Communauté internationale.

Il s’agit du  Comité Mondial d’Ethique, dont le fonctionnement auprès du Secrétariat Général des Nations Unies devrait permettre de « promouvoir entre les nations et à l’intérieur de celles-ci, les valeurs humaines fondamentales et universelles ».

La Cameroon Bioethics Society (CBS), la toute première institution d’Ethique et de Bioéthique en Terre africaine reconnue par l’ensemble de la Communauté mondiale d’Ethique, porte flambeau du Mouvement Africain d’Ethique et de Bioéthique, particulièrement sensible au Projet de pan africanisation et de mondialisation du débat éthique, propose aujourd’hui un partenariat fécond entre le COPAB et les agences des Nations Unies opérant en Afrique, sous le Parrainage de l’Union Africaine, afin de mettre en place des Plateformes Africaines d’Ethique et de Bioéthique dans les grands chantiers de la recherche, du Développement et des dilemmes éthiques.

La destination finale de cette architecture concerne la création et l’animation permanente des organes de régulation sur l’ensemble du Continent africain, comme outils opérationnels d’humanisation des pratiques de la vie en société dans tous ses aspects.

La démarche s’inscrit dans la perspective de la promotion de la Renaissance culturelle africaine, en puisant ses sources dans les valeurs partagées de l’Humanisme traditionnel africain. Il est question d’œuvrer à l’intégration harmonieuse des valeurs politiques modernes du mieux vivre ensemble sur le socle inébranlable des valeurs partagées de l’Humanisme traditionnel africain, car c’est précisément celles-ci qui ont permis aux femmes et aux hommes de notre Continent de braver les épreuves du temps depuis la naissance de l’Humanité et des premières civilisations sur notre Continent, et de survivre à toutes sortes de calamités.

 

L’avenir de l’Afrique ne saurait se construire sérieusement si l’on ne prend pas à cœur, comme l’a si bien souligné le Président en exercice de l’Union Africaine, benin-yayi-20boni01.jpg Son Excellence Monsieur Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Président de la République de Guinée Equatoriale, lors de sa prise de fonction à Addis-Abeba, le 31 janvier 2011, de « résoudre la crise des valeurs africaines ».

Il convient de souligner ici que la proposition de la CBS est le fruit d’une dizaine d’années d’expérience de la campagne pour la promotion du projet du Comité Mondial d’Ethique en Afrique et dans le reste du Monde.

En effet, une double interpellation est revenue régulièrement, à savoir :

-         que le Continent dispose de sa propre structure d’Ethique correspondante. Ceci a été configuré depuis mai 2008 à Yaoundé par la mise en place sous l’endossement de l’Union Africaine, à l’Hémicycle de l’Assemblée Nationale du Cameroun, du Congrès Pan Africain d’Ethique et de Bioéthique (COPAB). Le COPAB est appelé à être institutionnalisé comme Commission Scientifique et Politique en matière d’Ethique et de Bioéthique, fonctionnant dans un partenariat public privé, au sein de l’Union Africaine, en application de la Résolution AHG/Res.254 (XXXII) de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) sur la Bioéthique et le Développement de l’Afrique, adoptée par le Sommet de Bioéthique lors du 32ème Sommet de l’OUA à Yaoundé en juillet 1996 ;

 -         que les Experts africains présentent sur le terrain des activités relatives au service attendu de l’entité mondiale proposée. La mise en place et l’animation des Plateformes Africaines d’Ethique et de Bioéthique sous le parrainage de l’Union Africaine et en partenariat avec la CEA et OMS Afrique, constitue un début de réponse technique à cette préoccupation.

 

 

La réponse politique est attendue de la part de la Conférence de l’Union Africaine par la conclusion de l’institutionnalisation du Mouvement Africain d’Ethique et de Bioéthique, à travers l’adoption du Protocole d’Application de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des peuples en matière d’Ethique et de Bioéthique, ainsi que l’harmonisation sur l’ensemble du Continent de la Certification en Evaluation Ethique.

 

 

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