RECHERCHE SUR LES PRATIQUES ENDOGENES

Termes de référence

 Il existe dans toute l’Afrique, comme dans les autres continents, un large éventail de pratiques très souvent millénaires, qui vont de simples gestes quotidiens, comme la façon de se saluer, à des institutions complexes exigeant des années d’initiation. En Afrique de l’Ouest, par exemple, la pratique du Sanaukou y a eu une grande expansion au point d’être transportée par les étrangers dans leurs communautés locales. Il s’agit d’une parenté à plaisanterie,  une insulte pour rire qui constitue un élément essentiel de la culture ouest africaine qui met en conflit les ethnies, les familles ou deux personnes : un Sénégalais nommé Diop mâchoire crispée, traite-t-il de voleur un Ndiaye qu’il ne connaît pas juste parce qu’il s’appelle Ndiaye. Le dénommé Ndiaye sourcils froncés, insulte-t-il Diop avec le même arbitraire ? L’observateur non tropicalisé n’aurait pas vite fait d’apercevoir qu’il s’agit de l’humour. Ces pratiques si importantes pour la conservation de notre identité et de nos cultures sont aujourd’hui menacées d’extinction et pause le problème de leur sauvegarde. 


LES OBJECTIFS


La recherche devrait l’importance capitale des pratiques endogènes comme ciment des liens d’amitié et de solidarité dans les ethnies, les clans et les familles. Utiliser les pratiques endogènes pour promouvoir  la paix et la stabilité des communautés et, au-delà, éviter les guerres ou les querelles tribales et ethniques. Mettre en évidence les valeurs véhiculées par les pratiques les plus répandues au-delà de la banalité des gestes et des apparences ludiques. Faire des pratiques endogènes un moyen de maître et d’enseignement de nos langues et de toutes nos cultures en perte de vitesse. Donner un nouveau souffle à l’art et au cinéma africains à travers la mise en valeur et la vulgarisation de nos pratiques endogènes. Promouvoir l’esprit de pardon, de maîtrise se soi et de courage face à l’adversité et la douleur à les pratiques endogènes. Dénoncer et éradiquer les pratiques endogènes dangereuses, inhumaines et obsolètes. Mettre sur pied les programmes d’éducation et d’enseignement des pratiques endogènes positives.


LES ATTENTES


  Aboutir à une cohabitation pacifiée et harmonieuse  entre les peuples fondée sur une connaissance mutuelle et non sur des préjugés. Faire de nos communautés des sociétés équilibrées qui intègrent et protègent l’individu au lieu de le briser. Faire de l’harmonie sociale et de la solidarité le meilleur moyen de lutte contre et de prévention du stresse et de la maladie mentale.


Débat :   la modernisation des pratiques endogènes est-elle possible, est-elle souhaitable ?

 

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