LA SANTE ET LES DROITS DE L’HOMME EN MILIEU PENITENTIAIRE

 

Termes de référence

            Au niveau international, la déclaration universelle des droits de l’homme décrit la santé comme attachée directement à un niveau de vie et renvoie à la responsabilité et à l’autonomie de la personne. Toute personne a ainsi droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé notamment par l’amélioration du logement, l’accès aux soins médicaux, ainsi qu’aux services sociaux nécessaires. Le problème est celui de savoir si cette pratique de la santé est respectée en milieu pénitentiaire. Autrement dit la personne emprisonnée doit-elle bénéficier des mêmes possibilités d’accès aux soins qu’une personne libre. Dans une Afrique où l’accès aux soins de santé n’est pas déjà garanti pour les citoyens normaux comment peut-on parvenir à ce que ceux qui sont privés de liberté puissent bénéficier d’une couverture sanitaire décente et que leurs droits soient pris en compte ?

 

OBJECTIFS

 

Harmoniser les législations pénitentiaires à travers le continent en les fondant, sur le plan sanitaires sur des principes simples comme l’accès au médecin, l’équivalence des soins avec les citoyens libres, la prise en compte du consentement du patient par rapport aux soins et traitement ainsi que la garantie de la confidentialité de son dossier médical. Mettre sur pied des organismes ou les missions indépendantes d’évaluation chargés de vérifier que le personnel médical, infirmiers et techniciens, ainsi que les locaux, les installations et matériel mis à la disposition des services de santé dans les prisons sont adaptés et suffisants. Donner aux prisonniers les moyens efficaces de recours et de dénonciation en cas de maltraitance, de non respect des normes des droits et procédures carcérales  ou de discrimination de tout genre.

 

LES ATTENTES

 

En cours de détention  tout détenu devrait pouvoir avoir accès à tout moment à un médecin ou à une infirmière qualifiée sans délai exagéré. L’objectif de notre étude est d’interpeller les gouvernements sur le fait que le système pénitentiaire ne doit pas aggraver les souffrances inhérentes à la situation de privation des libertés. La prise en charge sanitaire des détenus à l’intérieur comme à l’extérieur des prisons dont donc désormais être garantie sur des principes équivalentes à ceux de tout citoyen. Obtenir une amélioration significative des conditions générale de détention dans les prisons africaines afin qu’elles ne soient plus des mouroirs et soient des lieux d’un nouveau départ pour des citoyens déchus.    

 

Débat : Le statut d’un détenu dans les sociétés africaines peut-il évoluer sans que celui du citoyen ordinaire ne s’améliore ?

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×