HISTORIQUE ET PROBLEMATIQUE

L’histoire des Peuples d’Afrique, comme celle de toutes les autres régions du monde, est  singulière.

D’une part, le privilège historique de la naissance de l’Humanité et des premières civilisations, conduit inéluctablement à des préoccupations anthropologiques d’humanisation de l’ensemble de la Communauté des hommes, avec un accent particulier sur la sacralité de la vie humaine.

D’autre part, les traitements inhumains et dégradants dont les Peuples d’Afrique ont été l’objet tout au long de l’histoire, suite à des agressions internes et externes, ont culminé toutes les échelles de la cruauté et de l’immoralité. Cette maltraitance a laissé en leur sein des stigmates qui appellent une prise en charge holistique spécifique, car elle concerne la vie.

Or la vie, telle que définie dans la communauté africaine et appelée « ankh » dans l’Egypte Antique est atemporelle et sacrée.

Les enjeux Ethiques de la vie : la Bioéthique,  relatifs aux progrès de la science, de la médecine, de la technologie et au développement, de même que les positionnements géopolitiques sont et demeureront conformes à cette singularité évoquée plus haut.

Les pères de la Bioéthique Africaine, rassemblés sous la dénomination de Société Camerounaise de Bioéthique (CBS), officiellement reconnue en 1995, ont créé le Mouvement Africain d’Ethique et de Bioéthique, en vue de promouvoir en Afrique, l’Ethique et la Bioéthique, notamment à travers la recherche et le débat.

Le renforcement du Développement et de l’Intégration de l’ensemble du Continent africain, à travers la promotion de la science et du professionnalisme, ainsi que des valeurs partagées de l’Humanisme traditionnel Africain : tel est le but qu’ils se sont assignés.

 En vingt et un (21) années d’existence  réelle, les éthiciens d’Afrique ont relevé le défi de porter la problématique et le débat bioéthique au cœur des préoccupations en Afrique, jusqu’aux plus hautes sphères de décision.

 De 1994 à 2001, ils ont organisé treize (13) assises des Journées Internationales africaines de Bioéthique (JIB) : Hauts lieux de la parole pour la palabre africaine pour débattre des préoccupations africaines : l’éthique et la bioéthique, le dialogue interculturel en ce qui concerne les enjeux de vie, la survie de l’espèce humaine et la préservation de la dignité, l’intégrité et la liberté de l’Homme.

Les JIB de février 1995 ont  validé la création du Centre d’Etude et de Recherche en santé publique et en Bioéthique (CERB). Creuset scientifique né le 15 octobre 1996 à Yaoundé lors du Conseil d’Administration de la CBS, cette institution, a donné deux grandes orientations aux activités de la CBS, à savoir : le Congrès Pan Africain des Acteurs de Santé (COPAS) et le Congrès Pan Africain de Bioéthique (COPAB), dont elle assure le secrétariat et l’appui technique.

La conclusion de l’institutionnalisation du COPAB permet d’envisager ce dernier comme une Commission Scientifique et Politique en matière d’Ethique et de Bioéthique au sein de l’Union Africaine, fonctionnant dans un partenariat public privé.

La conclusion de l’institutionnalisation du COPAS sera la mise en place de la Plateforme de tous les grands acteurs de santé du secteur privé en Afrique, en dialogue et dans la coordination avec les Acteurs du secteur public en charge.

 

La mise en place des Plateformes Africaines d’Ethique et de Bioéthique dans les domaines prioritaires de recherche,  du Développement et des dilemmes éthiques est la réponse proposée aujourd’hui par le CERB pour une meilleure animation du débat éthique et bioéthique et une plus grande impulsion de la recherche pour le Développement du Continent africain, dans la perspective d’une plus grande Unité et une meilleure Intégration du Continent.

Le but que le CERB a assigné à ces rassemblements d’experts est la contribution à la  mise en œuvre respective de :

  • la Résolution AHG/Res.254 (XXXII) de l’OUA sur la Bioéthique et le Développement de l’Afrique adoptée  par la Conférence au Sommet des Chefs d’Etat africains, lors du 32ème Sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) en juillet 1996 à Yaoundé ;
  • l’Appel d’Abuja par les Chefs d’Etat Africains en faveur de l’accélération des interventions pour l’accès universel aux services de lutte contre le VIH et le SIDA, la tuberculose et le paludisme en Afrique, ainsi  que  la réalisation du Plan de l’Union Africaine « Stratégie pour la Santé en Afrique de 2007 à 2015 » ;
  • la Déclaration de la Délégation Africaine à la Tribune des Nations Unies lors du Sommet du Millénaire en septembre 2000, en faveur de la création et du fonctionnement auprès du Secrétaire Général des Nations Unies  d’un Comité Mondial d’Ethique, chargé de promouvoir, entre les Nations et à l’intérieur de celles-ci, les valeurs humaines fondamentales et universelles.

 

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